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Ce n'est pas vous.

Pas pour vous dire quoi faire. Juste pour poser des mots — et que vous vous sentiez un peu moins seule.

Ce n'est pas votre faute.

Personne ne mérite ça. Ce que l'autre fait lui appartient. Pas à vous. Même si on vous a répété le contraire pendant des années.

Vous n'exagérez pas.

Chaque chose, prise à part, a l'air « pas si grave » — un mot, un silence, une porte claquée. Et pourtant vous n'en pouvez plus. Ce n'est pas que vous dramatisez. C'est que le poids, c'est l'ensemble.

Il y a un cycle.

La tension qui monte. L'explosion. Puis les excuses, la douceur, les promesses — et tout recommence. Ce n'est pas de la malchance, ni votre caractère. C'est un mécanisme. Le reconnaître, c'est déjà respirer un peu.

Si c'est dur de partir, ce n'est pas de la faiblesse.

On ne retient pas quelqu'un avec une corde, mais avec mille fils si fins qu'aucun, seul, ne se voit. L'aimer encore, douter, revenir : c'est l'emprise qui fait ça, pas vous.

La honte n'est pas la vôtre.

C'est vous qui rougissez, qui vous cachez, qui vous excusez — alors que vous n'avez rien fait de mal. La honte est sur la mauvaise personne. Vous avez le droit de la rendre à qui elle appartient.

Vous pouvez tout ressentir à la fois — la peur et l'amour, la colère et la fatigue. C'est normal. Et à toute heure, quelqu'un est là pour vous écouter.