“Je veux garder une trace sans me mettre en danger”
Le but n'est pas de devenir enquêtrice de votre propre vie. Le but est de ne pas laisser la violence effacer ce qu'elle fait.
Si garder une preuve vous expose, la sécurité passe avant la trace. On garde ce qu'on peut, pas ce qu'on devrait.
Le modèle en 5 lignes
Date et heure. Lieu. Ce qui s'est passé. Qui était là. Ce que ça a provoqué chez vous : peur, blessure, crise, absence au travail, appel, départ, insomnie.
Exemple
“11 juillet, 18 h 20, cuisine. Elle a crié que j'étais folle et a jeté mon téléphone contre le mur. Les enfants étaient dans le salon. J'ai eu peur, je suis sortie 20 minutes. Écran cassé.”
Où mettre la trace
Dans un coffre chiffré, chez une personne fiable, sur une adresse mail sûre, ou dans un carnet caché si c'est le moins risqué. Évitez ce que la personne consulte déjà.
Une phrase pour vous
“Je note parce que ça existe. Pas parce que je dois convaincre tout le monde aujourd'hui.”
Sources officielles : Arrêtons les violences, Service-public.fr.